Le début de la soirée nous plonge dans l’atmosphère des musiques andines. Ces musiques, qui ont marqué les années 70, ont incarné un souffle libertaire en accompagnant les luttes sud-américaines contre les dictatures. Un groupe a incarné ces musiques en France et, plus loin, en Europe, Los Calchakis (du nom d’une vallée dans la Cordillière des Andes). Malgré le poids des ans, les membres de Los Calchakis n’ont rien perdu de leur force, de leur poésie et de leur panache. Leur musique n’a pas vieilli, les thèmes sont restés dans l’inconscient collectif, et ils entraînent le public derrière eux.
La 2è partie de la soirée nous permet de présenter le résultat d’un travail commencé à la rentrée de septembre. Prés de 400 élèves d’établissements scolaires sont sur scène et eux aussi ont mis les musiques andines à leur programme. Autre façon d’interpréter, tout aussi émouvante.
Le clou de la soirée est cette « Misa Criolla » due au compositeur argentin Ariel Ramirez. Les Calchakis reviennent sur scène pour l’interpréter avec les élèves et c’est un moment d’intensité et d’émotion inouïes. Comme souvent dans ces rencontres, un lien immédiat s’est créé entre le groupe et les jeunes appelés à l’accompagner. C’est un moment réellement magique, une aventure humaine qui marque.
Encore un grand merci et bravo à ces professeurs de musique, Maurice Brouiller, Jean-Michel Boron, Bruno Mursic, Claire Legoeul, Fabrice Vanpoucke et Gilles Passbecq qui par leur implication et leur travail rendent ces aventures possibles.
(photo Pascal Morés – vidéo de Gilles Passbecq)



